blog de l'association Défendre et Servir la Motte.
L'association se propose, sur des bases d'ouverture et de démocratie locale développées lors de la campagne des municipales de 2008, d'être force de propositions et de débats sur les affaires locales touchant la ville de la Motte Servolex
Le maire de Saint-Prix (Val-d'Oise), Jean-Pierre Enjalbert, s'est rendu mercredi dans un commissariat pour se «constituer prisonnier» au nom des administrés «qui ont déjà téléchargé sur internet». Il entend ainsi dénoncer «l'absurdité» du texte contre le téléchargement illégal.
L'élu s'est rendu mercredi peu après 9 heures au commissariat d'Ermont, a annoncé son entourage. Il a demandé à être fait prisonnier comme «représentant» de tous ses «administrés qui ont déjà téléchargé sur Internet et qui ne sont pas des bandits», comme il l'avait dit mardi à l'AFP.
Entendu par le commissaire, le maire de Saint-Prix, une commune de 7.200 habitants, est sorti libre du commissariat quelques minutes plus tard, a précisé son entourage. Rejeté le 9 avril à l'Assemblée, le projet est examiné en deuxième lecture depuis mercredi. Voulu par Nicolas Sarkozy, il prévoit notamment de sanctionner le téléchargement illégal par une suspension de l'accès internet du contrevenant.
«Je suis hostile au volet répressif du projet de loi. Internet est une grande médiathèque universelle. Il faut organiser son ouverture plutôt que de mettre en place ce système de flicage inefficace que les vrais pirates du web vont réussir à contourner», avait déclaré M. Enjalbert à l'AFP.
L'élu est proche du député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), vivement opposé au projet gouvernemental. Il s'est déclaré favorable à la licence globale, «système de cotisation payée avec l'abonnement internet qui permet de rémunérer les artistes», avait-il dit.