blog de l'association Défendre et Servir la Motte. L'association se propose, sur des bases d'ouverture et de démocratie locale développées lors de la campagne des municipales de 2008, d'être force de propositions et de débats sur les affaires locales touchant la ville de la Motte Servolex
Dimanche soir à la Motte Servolex comme dans de très nombreuses villes en France, le résultat des élections européennes a vu la liste Europe Ecologie arrivée en seconde position avec plus de 18% des voix.
Ce résultat met en lumière le souhait de nos concitoyens d'une prise en compte de plus en plus importante de la protection de notre environnement dans les politiques publiques. En France, depuis quelques années, certains donne comme nom à cette politique : le développement durable.
Mais au fait, que signifie donc réellement : développement durable ?
L’historique
L’expression « développement durable » est la traduction imparfaite de l’expression anglo saxonne : « sustainable development » (traduction littérale : développement soutenable).
L’expression anglophone « sustainable development » apparaît pour la première fois en 1980 dans un rapport de l’Union international pour la conservation de la nature intitulé « La stratégie mondiale pour la conservation».
En 1987, une définition est proposée par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le rapport Brundtland (du nom de la présidente de la Commission, la Norvégienne Gro Harlem Brundtland, alors ministre de l’Environnement) :
En 1992 a lieu le second Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil). L’expression « sustainable development » est alors concrétisée grâce au rapport Brundtland : elle est largement médiatisée auprès du grand public, et traduite en français « développement durable ». Dans une première traduction des travaux de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, c’est en effet le terme « développement durable » qui est retenu. Une seconde traduction, par les Editions du Fleuve, préférera « développement soutenable », adaptation littérale de l’anglais « sustainable development ». Mais il est trop tard : l’expression est entrée dans les mœurs et déjà défendue par les tenants de la « durabilité ».
Toutefois, certains relèvent régulièrement l’erreur de traduction. De nombreuses ONG utilisent ainsi de préférence le terme de « développement soutenable » pour insister sur les dangers qui pèsent sur la biosphère face aux activités humaines. Les adeptes de la décroissance, eux, considèrent que l’expression « développement durable » est un oxymore : les deux mots révèleraient une contradiction, puisque les ressources naturelles sont finies et non infinies.
En pratique
L'acception la plus couramment utilisée est la suivante :
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Rapport Brundtland, 1987
Le développement durable est conçu comme une rupture avec d'autres modes de développement qui ont conduit, et conduisent encore, à des dégâts sociaux et écologiques considérables, tant au niveau mondial que local.
Pour être durable, le développement doit concilier trois éléments majeurs :
L’efficacité économique, l'équité sociale et la préservation de l'environnement
C’est donc une nouvelle conception de l’intérêt public, appliquée à la croissance et reconsidérée à l’échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects écologiques et culturels de la planète. Un concept qui défend des valeurs (responsabilité, solidarité, principe de précaution…) et qui doit se mettre en œuvre dans le temps et l’espace. Un concept, enfin, qui s’appuie sur trois piliers d’égale importance : l’économie, le social et l’environnement.